The Invisibles, part 2

J’en rajoute une couche sur les Invisibles parce que c’est vraiment mortel. Sans doute une des meilleures BD que j’ai jamais lu. J’ai pas encore fini ‘Say you want a revolution’ et pour le moment ça part un peu dans tous les sens mais c’est tellement vaste que ça paraît plutôt normal et puis ça reste quand même bien construit.
Parmi les nouveaux arrivants : La tête de St Jean Baptiste sur un tourne-disques, prophétisant à tout va ou bien chantant des vieux tubes des années cinquante ; Papa Guédé, esprit vaudou sillonnant Fantômeville, la citée-poussière ; Ometeotl, double dieu du 13ème ciel et Mictlantecuhtli, seigneur du domaine de la mort, du domaine des pleurs et des sans-chair. Il y a même Tsathoggua, divinité lovecraftienne invoquée dans une sacristie. Donc ouais ça part bien en live, en plus c’est carrément violent vu que tout ce petit monde se bastonne à coup de zombis, de démons, d’insectes géants ou de soldats décérébrés.
On retrouve toujours les Invisibles au milieu du bordel essayant d’équilibrer tout ça en se baladant sur plusieurs sphères de temps. Quant aux humains dans ce merdier, ils n’ont aucune idée de ce qui se passe. Ils ne sont que des pions manipulés à leur insu par toutes ces puissances.
Ca a l’air compliqué mais en fait tout est amené en douceur et quand ça se met à partir dans tous les sens on a pas de mal à s’y retrouver.
Les dialogues sont aussi bien tripant, genre :
« Je vous laisse, j’ai un rituel au cabinet et si c’est comme la dernière fois on risque de nager dans le foutre et le sang pendant au moins douze heures. »

Indispensable.

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