Cheveux bleus et ligne claire

Les Japonais font un pas de plus dans la virtualisation progressive de leur société. On se rappelle de ce brave homme qui avait lancé une pétition pour légaliser le mariage avec un personnage de manga.

Hatsune Miku, est une « chanteuse » virtuelle, originellement l’égérie du logiciel Vocaloïd 2.
Un jeu vidéo dont elle est l’héroïne et qui s’appelle Project Diva est sorti. Également un album, Re: Package, dont 20000 exemplaires ont été vendus dès la première semaine et qui s’est hissé à la 5ème place de l’Oricon, le top50 nippon. Jusque-là rien de vraiment stupéfiant, les Japonais nous ont habitué à ce genre de phénomène.

La demoiselle en question.

Là où nous touchons au délire c’est que l’idol virtuelle, non contente de figurer parmi les meilleures ventes de disques, vient de donner un concert, un vrai, avec de vrais musiciens, mais sans « vraie » chanteuse, forcément. 25000 personnes se sont rendues à l’événement ! Ça laisse songeur. J’ai été déçu de constater que l’idol était tout simplement projetée sur un bête écran. Quoi ! Pas d’hologramme ? Pas d’interactivité ? Merde alors.

Vidéo quand même. Ne vous sentez pas obligés de la regarder en entier, moi-même j’ai pas tenu longtemps.

Quand on sait que 20% des Japonais déclarent désirer une liaison avec un personnage virtuel, on comprend mieux le pourquoi du comment (on se demande aussi ce qui les en empêche). Alors quoi, fin des idols en chair et en os ? Comme le dit Epikt : « C’est vrai que les idols virtuelles ont le bon goût de ne pas vieillir mais quand même ».