Archive for 02/12/2009


Hi-Yo, c’est l’écho

Quand même les Suisses savent pas ce qu’ils ratent…


T’aurais pu lui répondre ‘Allahu Akhbar’, salopard d’infidèle.

L’appel à la prière 5 fois par jour, sur l’air de ‘Yodlahoyo’, démultiplié je ne sais combien de fois avec l’écho, ça aurait pu donner.

C’est bon les mecs, on a compris.

Enfin bon tout ça pour dire qu’il faudrait peut-être déclarer la guerre à la Suisse, hmm ?
Pour refus de s’intégrer et de partager nos belles valeurs occidentales ?

Déconnez pas les mecs, j’ai ski à Champéry toute la semaine prochaine.

Cette manie aussi, de demander son avis au peuple…
Ce serait pas arrivé si on leur avait simplement demandé de fermer leur gueule, comme ailleurs.

Tovaritch, camarade, cette démocratie m’a l’air un peu trop démocratique.

(Pour info, les deux cases de bédé d’en haut sont tirées du Génie des Alpages de F’murrr, tome 6 – de Savoie : Hi-Yo, c’est l’écho.)

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Où est CharLiu ?












En savoir plus sur Liu Bolin, l’artiste caché derrière – ou plutôt dans – ces photos

Stereo MC’s

Ouais t’as vu, je passe sans transition de Pablo Neruda à Rob Birch. Même pas peur.

Du bon trip-hop bien lourd, comme au bon vieux temps.

Ça fait un moment que je me suis pas intéressé au groupe mais apparemment ils ont sorti un album [Double Bubble] l’année dernière. Faudra que je checke ça. Trois albums en trente ans, ils vont se faire du mal (j’exagère à peine).

Poésie

« Il reste que je ne suis qu’un homme, mais plusieurs vous diront quel homme j’ai été. J’ai toujours lutté pour le peuple et les droits de celui-ci de se gouverner lui-même, j’en ai frôlé la mort plus d’une fois et j’ai même dû me sauver de chez moi pour de longues années. Mais toujours j’ai écrit et aimé la vie. Mon œuvre a fait le tour du monde et je suis devenu un symbole pour une jeunesse pleine de vie. Les élèves aimeront mon Chant général où je tente de faire sentir toute la beauté du monde. J’aime la vie et le monde. J’ai été heureux dans ma lutte incessante. »
– Pablo Neruda

Avant je circulais dans la vie, un amour
douloureux m’entourait : avant je retenais
une petite page de quartz
en clouant les yeux sur la vie.
J’achetais un peu de bonté, je fréquentais
le marché de la jalousie, je respirais
les eaux les plus sourdes de l’envie, l’inhumaine
hostilité des masques et des êtres.
Le monde où je vivais était marécage marin :
le fleur brusquement, le lis tout à coup
me dévorait dans son frisson d’écume,
et là où je posais le pied mon coeur glissait
vers les dents de l’abîme.
Ainsi naquit ma poésie, à peine
arrachée aux orties, empoignée sur
la solitude comme un châtiment,
ou qui dans le jardin de l’impudeur en éloignait
sa fleur la plus secrète au point de l’enterrer.
Isolé donc comme l’eau noire
qui vit dans ses couloirs profonds,
de main en main, je coulais vers l’esseulement
de chacun, vers la haine quotidienne.
Je sus qu’ils vivaient ainsi, en cachant
la moitié des êtres, comme des poissons
de l’océan le plus étrange, et j’aperçus
la mort dans les boueuses immensités.
La mort qui ouvrait portes et chemins.
La mort qui se faufilait dans les murs.

Rouvert le Chant général, aujourd’hui. Comme ça, parce que je n’avais rien de mieux à faire.