Blanche-Neige et les sept robots

« 1. Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.

2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.

3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la seconde loi. »

(Lois de la robotique – Isaac Asimov)

Était-il raisonnable de croire que les robots ne seraient pas utilisés à des fins guerrières ?

Les armes commandées à distance sont de plus en plus courantes sur les champs de bataille : Israël implémente une zone de feu automatisée. More Industries, une firme américaine, propose une tourelle qui vise et fait tirer deux fusils automatiques.

Certains robots mobiles ont désamorcé des bombes pendant des années, mais aucun n’a fait l’expérience du combat, ce qui pour le lieutenant-général Rick Lynch est une honte. Selon lui, 122 soldats auraient pu être épargnés par l’utilisation conjointe de robots de combat.

Un groupe de tels robots a été déployé en Irak mais aucun n’a jamais tiré une seule fois. Ils n’y étaient pas autorisé. Bien qu’ils soient dotés de nombreux verrous, personne ne pouvait garantir que les bots ne péteraient pas un plomb en canardant les troupes amies ou des civils, ou bien en disfonctionnant d’une quelconque manière.

Ces verrous sont de la première importance, surtout considérant la puissance de feu de ces engins. Le système MAARS (photo) peut être équipé de quatre lance-grenades et d’une mitrailleuse calibre 7.62 avec 400 munitions.

Mais ses constructeurs aiment à exposer les capacités non-létales de l’engin. Le système MAARS peut tirer des lacrymogènes, des grenades au poivre et à fumée, ou bien être équipé d’un Taser à distance.