« La Révolution Socialiste révait initialement d’abolir jusqu’à l’État lui-même. En fait d’abolition de l’État, le socialisme n’a aboli que la légitimité traditionnelle des rois et des princes pour placer des Leaders, des Chefs Suprêmes, des Grands Timoniers, des Guides, tous plus cinglés, plus arbitraires, plus paranoïaques et plus autocratiques les uns que les autres. La Révolution Capitaliste, elle aussi a complètement dissout les légitimités du Monde d’Avant, mais a dissout jusqu’à l’essence même du politique en assujettissant toute forme de pouvoir aux seuls intérêts du Marché. Les présidents des démocraties d’aujourd’hui sont très largement dominés par des impératifs économiques avant toute autre priorité de service envers leur peuple. Et les peuples eux-mêmes, gens de gauche en tête, ont fini par acquérir la certitude que tant que les injustices économiques entre les individus sont régulées, tout le reste n’est que préoccupation vilement secondaire, voire populiste [immigration, désenchantement, ennui, profanation de tous les domaines de la vie, destruction des patries et des terroirs, aliénation, abêtissement, insécurité, presse univoque, incapacité à créer du Beau, etc.]

La Révolution Socialiste rêvait d’un art de masse ? C’est Hollywood qui l’a réalisé – et non pas Julie Lescaut et Plus belle la vie. La Révolution Socialiste rêvait d’un monde sans frontière ? C’est Nike, Bouygues, Microsoft et Vivendi qui l’ont réalisé. Multinationales, internet, etc… »

Un article très intéressant à lire sur Fromage+