Les pays membres de l’OCDE, qui réunit une trentaine d’Etats parmi les plus riches de la planète, représentaient 60 % de l’économie mondiale en 2000, une part tombée à 51 % en 2010 et qui devrait devenir minoritaire, à 43 %, à l’horizon 2030.
Le poids économique des pays émergents et en développement est en passe de dépasser celui des Etats développés, un tournant « historique » qui pourrait faire des échanges Sud-Sud l’un des principaux moteurs de la croissance, selon un rapport intitulé « Le basculement de la richesse » et publié par l’Organisation de coopération et de développement économiques. Celle-ci estime que le « centre de gravité économique de la planète se déplace ». Ainsi, les pays membres de l’OCDE, qui réunit une trentaine d’Etats parmi les plus riches de la planète, représentaient 60 % de l’économie mondiale en 2000, une part tombée à 51 % en 2010 et qui devrait devenir minoritaire, à 43 %, à l’horizon 2030. Quelques exemples de ce mouvement sont cités dans le rapport : la Chine est devenue en 2009 le premier partenaire commercial du Brésil, de l’Inde et de l’Afrique du Sud ; la multinationale indienne Tata est aujourd’hui le deuxième investisseur en Afrique subsaharienne ; plus de 40 % des chercheurs du monde viennent désormais d’Asie Le « nouvel ordre économique mondial » s’accompagne d’une multiplication des échanges Sud-Sud, qui pourraient, au cours de la prochaine décennie, « former l’un des principaux moteurs de la croissance », selon l’OCDE. Ainsi, entre 1990 et 2008, les échanges mondiaux ont été multipliés par près de quatre tandis que les échanges Sud-Sud l’ont été par plus de dix. « L’investissement Sud-Sud présente un énorme potentiel inexploité pour les pays à faible revenu », insiste l’organisation. Cette « nouvelle géographie de la croissance mondiale » fait apparaître une « hétérogénéité du Sud » et un « monde à quatre vitesses, avec des pays « riches », des pays « convergents », des pays « en difficulté » et des pays « pauvres ». (AFP)