Disclaimer: Ce post a été écrit en plusieurs fois, donc il manque très certainement de colonne vertébrale, voire de vésicule biliaire. Veuillez m’excuser pour le désagrément. Commençons si vous voulez bien, avec une jolie image:

Ouaaaaais! Ouaaaaaaaais! OUAIS!

Pour ceux qui ne suivent jamais rien, il s'agit de la boîte de Starcraft 2 - Wings of Liberty

On en parle beaucoup, mais on ne vous donne pas notre ressenti sur ce jeu alors que déjà deux d’entre nous l’ont acquis. C’est impardonnable, je vais tenter de racheter cette faute.

Bien. Alors on commence par quoi?

Battlenet? Ok. Battlenet apparaissait pour moi comme un gros point noir, déjà parce que Battlenet rend obsolète le bon vieux LAN. Alors je criais à qui veut l’entendre que virer le LAN, c’est n’importe quoi. Soyons clair, je regrette quand même l’abandon du LAN, parce qu’une connection internet n’est pas toujours disponible pour jouer entre potes. Mais bon, force est de constater que ce nouveau Battlenet déchire bien. J’aime beaucoup en fait, c’est très pratique et bien foutu, et ne nuit pas aux performances du jeu. A votre entrée dans le jeu, vous vous connectez automatiquement à Battlenet, vos contacts sont présentés comme sous n’importe quelle messagerie instantanée, et vous avez la possibilité de discuter avec vos contacts comme sous n’importe quelle messagerie instantanée, rien de plus simple.

En outre, vous pouvez également parler via le micro de votre ordinateur, une touche est prévue pour activer la fonction vocale, comme sur un talkie walkie en gros. D’ailleurs vous pouvez même converser en pleine partie – ce qui peut être un brin pénible mais peut s’avérer pratique. L’interface est soignée, ça rend bien, c’est pratique. Trouver une partie rapidement n’est plus un problème, il suffit de choisir le type de partie et boum, Battlenet recherche un joueur et c’est parti pour la baston interstellaire. Cet outil est particulièrement pratique pour jouer en 2v2, 3v3 ou 4v4.

En effet, vous avez la possibilité de créer un groupe avec vos contacts, et de rechercher une partie. Si par exemple vous êtes 3 dans le groupe, vous pouvez rechercher des 3v3 et le jeu vous mettra directement dans la même équipe. Pour l’avoir testé quelques fois, je peux dire par experience que cela fonctionne vraiment bien et sans accroc. Une autre particularité de Battlenet est le jeu en league. Vous gagnez tout plein de trucs en jouant, notamment des points, et obtenez donc des statistiques et évoluez dans différentes leagues. De ce fait, le jeu trouve des joueurs qui ont votre niveau, donc si vous ne rejoignez pas de parties custom, il y a peu de chances que vous tombiez sur un poulpe mutant coréen si vous n’en êtes pas un vous même. Pour conclure ce point je dirai: Bien joué Blizzard!

Mdr lol zyva aksept moi ds tes contakts fé pa ta pute

Comme quoi c'est quand même vachement important d'avoir des amis.

Passons au jeu proprement dit. Vous avez la possibilité de donc soit jouer en multijoueur sur Battlenet, ou bien de jouer la campagne solo.

La campagne solo vous projette dans la peau d’un rebel qui se rebelle pour la bonne cause, un humain qui se fraie un chemin vers la révolution et vers un conflit qui prend une envergure assez désagréable. Cette dernière phrase est bien maladroite mais je cherche à ne rien dévoiler de la campagne car elle est agréable à découvrir.

Vous dirigez donc des terrans, et progressivement vous avez le loisir de gagner et de découvrir de nouvelles unités (dont certaines ne sont accessibles qu’en single player uniquement, comme les médics). Et forcément vous aurez le loisir de frapper du terran, du protoss et bien sûr du zerg baveux. Concernant l’articulation de la campagne, je dois avouer être agréablement surpris. En effet, les campagnes dans les RTS moi, ça me fait braire au milieu de la nuit, mais celle-ci est bien foutu. Par exemple, vous pouvez vous promenez dans votre vaisseau spatial pour parler aux protagonistes, acheter des améliorations pour les unités ou les bâtiments, gérer les recherches etc. Vous pouvez également choisir la mission que vous voulez jouer, en fonction du pognon qu’elle vous rapportera, des avancées scientifiques et du but à atteindre. Aller frapper des zergs vous permettra de faire progresser votre recherche sur les zergs par exemple. Si vous décidez de frapper du protoss, eh bien vous progressez dans la recherche protoss. Toutes les missions ne sont pas aussi catégoriques cependant, et il vous arrivera de devoir faire des choix. En clair, ca me donne un petit goût de Dune 1 dans la bouche, ce qui est bien agréable. Rappelez vous, dans Dune premier du nom, vous vous balladiez sur la planète peinard pour résoudre des quêtes et autres, et il vous était possible de vous bastonner tranquille aussi; ça, c’est pour le côté vaguement RPG entre chaque mission (j’insiste sur le vaguement), l’aspect ‘Tiens je vais aller faire un tour au bar (oui, il y en a un) pour aller mater les infos du jour (oui il y en a)’. On a un petit goût de Syndicate aussi, avec la possibilité d’upgrader des troupes et de poursuivre des recherches afin d’améliorer son armement. Attention cependant, Starcraft 2 dans ces domaines ne va pas aussi loin que les jeux sus-mentionnés (doux euphémisme), mais propose néanmoins une campagne solo vachement agréable à jouer et prenante.

Ensuite, les missions à proprement parler sont de facture assez classique mais variées, on s’éclate bien, voire un peu plus poussée pour découvrir un peu les races et les unités. Le jeu propose également de changer la difficulté par mission, et d’accomplir des tâches secondaires pour acquérir des jolis écussons et frimer devant la communauté. En mode hard, ces missions annexes ne sont pas toujours faciles à terminer mais ajoute un peu de piment au jeu, comme par exemple aller bousiller un brutalisk (le nom donne le ton, cette unité n’est présente qu’en single player) pour aider à la recherche zerg. Pour ma part, je m’éclate bien et ne revient de temps à autre à la campagne entre deux matchs sur Battlenet, déjà parce que je veux la terminer en hard et peut-être si un jour je deviens chômeur longue durée en brutal. A noter également la qualité de la plupart des vidéos, dans un single player, c’est assez essentiel pour s’immerger, même si les personnages sont un peu caricaturaux, mais pour ma part, je m’en tape, je veux des gros butors terrans et pas du Flaubert.

Nan mais flippez pas, y'a un bar aussi.

Mon petit père, est-ce que ça valait vraiment la peine d'investir 20 000 crédits pour ce Scrabble holographique, hmmm? Alala, bon, alors, xénophobophile. Blam, 45 points! Quoi? Qu'est ce qu'il y a encore? Arrêtez de tirer cette tronche je vous jure que ce mot existe!

Alors, cela vaut-il la peine d’acheter Starcraft 2 pour son mode solo. La réponse est non, pas un non catégorique, plus un ‘pourquoi pas’, mais la substance de Starcraft réside tout de même dans le multiplayer. Et force est de constater que le mode multiplayer est à la hauteur de mes attentes. En premier lieu car Battlenet gère vraiment bien les matchs, propose des rencontres entre joueurs de niveaux à peu près équivalents, et parce que l’on attend pas dix minutes avant de pouvoir jouer. Il y a un mode de parties rapides, où l’on choisit le mode de jeu (1v1, 2v2, 3v3, 4v4 ou FFA), la race et on clique, Battlenet trouve le(s) joueur(s) et blam, on joue. C’est d’ailleurs particulièrement pratique lorsque l’on joue avec plusieurs potes car dans ce cas Battlenet trouve vite fait plusieurs autres joueurs pour affronter votre équipe. Comme je disais, je l’ai testé avec deux autres joueurs et sans difficulté nous avons enchainé deux ou trois parties en 3v3. Il est possible également de créer des parties personnalisées, ou bien de rejoindre les parties d’autres joueurs. A noter aussi les parties d’entrainement proposées par Battlenet, à savoir cinquante matches jouables qui ne comptent pas pour le classement et vous met face à d’autres débutants avant de débarquer en league et vous faire arracher le turban par des zergs en rute.

Ensuite, une fois que vous décidez que c’est bon, vous êtes prêt à entrer au collège, vous pouvez soit terminer ces cinquante matchs ou bien passer la ligue d’entrainement. Ensuite vous avez cinq matchs tampons avant que vos matches ne soient effectivement pris en compte pour votre classement et points. Certains d’entre vous se contre-foutent certainement d’obtenir un classement et des points, néanmoins cette initiative est la bienvenue car elle stimule agréablement le cortex quand vous fracassez du protoss sur un bout de trottoir en vous disant que cool, vous allez passer dans une ligue supèrieure. Ca fait du bien à l’ego quelque part, mais c’est aussi très pratique pour trouver des adversaires à votre niveau. Pour terminer, je suis agréablement surpris par les matchs en équipe (2v2, 3v3 et 4v4) qui prennent potentiellement une part aussi importante que le bon vieux 1v1, et sont vraiment trippant à jouer, tout comme le FFA qui est une initiative bienvenue.

Enfin bon, pour parler du jeu en lui-même, les sensations sont identiques au premier volet et l’on n’est pas tout à fait perdu lorsque l’on prend ses unités en main. Pas tout à fait parce que ce second opus apporte pas mal de changements et les build-orders classiques deviennent inutiles, du coup le 12 hatch zerg n’est plus d’actualité. Tiens, parlons donc des nouvelles unités. Elles sont cools les nouvelles unités quand même, bien que je regrette la disparition de certaines d’entre elles (le médic, le lurker ou bien le reaver), j’applaudis le medivac (un transporteur de troupes qui soignent les unités – sic!-), les banelings ou bien les immenses walkers protoss dont j’ai oublié le nom mais qui ont salement de la gueule quand ils balayent le terrain de leur rayon assassin. Ah, et les ghosts terrans aussi sont très fort, leur abilité de sniper est redoutable. Pour les anciens de Starcraft 1, c’est très rafraîchissant car de par ces nouvelles unités naissent donc de nouvelles stratégies et de nouvelles manières de faire la guerre. Je vais prendre pour exemple les zergs, race que j’ai le plus joué jusqu’à présent (race que je joue de toute manière).

Eh arrête de déconner tu commences à baver sur mon Levis.

Helloooooo belle enfant! Dites moi, vous êtes libre pour dîner ce soir?

L’évolution est assez radicale dans la manière de jouer, enfin pas tout à fait parce qu’un zerg reste un zerg, mais je vais préciser: une nouvelle unité fait son apparition, la Queen. La queen possède deux fonctions majeures, d’une part celle de pondre des oeufs immondes qui étendent le creep, et d’autre part celle d’injecter de nouvelles larves dans une hatchery. Le creep donne un bonus de vitesse aux unités zerg, il est donc assez vitale pour le swarm désormais d’étendre au maximum le creep. C’est un peu comme quand vous changer votre vieux linoléum dans votre chambre pour de la belle moquette toute propre, ou un bon vieux parquet bien classe et confortable, sauf que la c’est du creep, c’est dégueulasse, ça pue mais ça plait aux zergs. Les overlords ont désormais la possibilité de vomir du creep au tier 2 (et pour enchainer sur l’overlord, de se transformer en Overseer, une version améliorée en gros capable de détecter les unités invisibles, chose que l’Overlord classique ne peut plus faire). Ensuite la possibilité pour la queen d’engendrer des larves en plus remet en cause radicalement les build orders zergs, dans la mesure où une seconde hatch n’est plus nécessairement obligatoire rapidement, le fast expand n’est pas forcément une option vitale et je ne sais pas à l’heure actuelle dans quelle mesure il sera efficace. Ensuite certaines unités zergs ont la possibilité de se déplacer en étant enfouies dans le sol, voire d’agir en étant burrowed (par exemple les banelings qui peuvent exploser sous terre). Les hydralisks ne sont disponibles qu’au tier 2, le tier 1 offre les zerglings, les banelings et les roaches comme unités.

Option intéressante côté zerg également, les worms, qui remplacent les nydus canals. Ils ont la possibilité d’apparaitre n’importe où sur la carte du moment que cet endroit est visible (et non pas sujette au fog of war), mais leur barre de vie est limitée. Enfin, sans rentrer dans les détails, les unités aériennes avancées sont complètement revisitées, et apporte une nouveauté assez cool, le broodlord, qui cependant n’a pas l’ultime classe d’un mothership protoss ou le potentiel de fracassage d’une escadrille de battlecruisers mais sa puissance est cependant conséquente. Les mutalisks sont toujours d’actualité et sont toujours aussi pratique pour harasser l’adversaire, bien que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester le micromanagement à l’ancienne pour voir s’il fonctionne toujours.

Une nouveauté interessante à noter est l’amélioration des raccourcis clavier, il est possible de regrouper les hatcheries en une seule hotkey et de produire comme un beau diable, ainsi que de déterminer deux points d’arrivée différents que l’on peut définir pour le groupe de bâtiments: un waypoint pour les unités et un waypoint pour les workers. Ainsi plus besoin de veiller à ce que tous les workers soient bien au boulot et pas à siroter de la bière en attendant un ordre, il est possible de les envoyer directement dans un champ de minerais. D’un point de vue graphique, Starcraft 2 est bien foutu, sans vous arracher la cornée mais bien foutu, voire très agréable. J’aime particulièrement le décor à la Blade Runner, les effets de profondeur et la gestion de l’altitude. Ca fait beaucoup de bien d’avoir un Starcraft graphiquement mis à jour finalement, le jeu n’a pas perdu en clarté comme je le craignais et les effets sont particulièrement bien rendus. Je n’ai donc pas grand chose à ajouter sur ce point, et j’insisterai donc sur l’ambiance sonore particulièrement au point, certains passages musicaux installent vraiment bien l’atmosphère du jeu et sont par conséquent très réussis. Mine de rien, ça fait du bien. Petit regret, j’aurais aimé un concerto pour zerglings sous stéroïdes, j’aurais appris les paroles par coeur et les aurais beuglé comme un hérétique au petit matin sur mon balcon.

Joyeux anniversaire! Joyeux anniveeersaire! Joyeuuux Aaaaanniversaaaire, ljfd'lskdjfsk'dkfsj! Jooooooyeuuuux Aaaaaaanniiiiiiiveeeeeersaaaaaaire!

C'est la luuuutteuuuu finââââle!

Voilà voilà, il est temps de conclure ce post qui regroupe en vrac mes impressions après quelques heures sur le jeu. Donc au cas où vous ne l’auriez pas compris, Starcraft 2 est un grand jeu, qui promet d’arriver à la cheville de son prédecesseur. Battlenet est vraiment réussi, ce qui est un énorme point fort tant jouer sur Internet est désormais facile et ennivrant. Certains zergs dégueulent désormais, les protoss se maquillent et les marines couchent ensemble, tout reste dans la lignée du monstre de jeu qu’est Starcraft 1. Autant dire que dépenser une cinquantaine d’euros pour un jeu auquel vous jouerez pendant très certainement dix ans est un maigre investissement – Wings of Liberty permettra de continuellement jouer sur Internet bien sûr. Pour ma part, j’achèterais certainement les deux prochains chapitres, notamment pour les updates qui seront vraisemblablement à la hauteur de Brood War, et pour éventuellement voir les apparentes différences de balance entre les races. Attention hein, je parle des races de Starcraft, ne venez pas me brâmer dans la tronche que je suis un vilain raciste.

Pour des statégies, des actus brûlantes, des photos de zergs à poil, cliquez sur les liens ci-dessous. Et si vous êtes sur battlenet, envoyez moi une invitation à lapsus.vandezloot@gmail.com. Si vous voulez m’envoyer une pub pour élargir mon pénis, ne vous donnez pas cette peine il va très bien, merci, je préfère tirer des bus scolaires avec.

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Tiens au fait, belle moustache!

Si j'vivais encore, j'vous mettrais votre Madame Bovary à Starcraft les gars!