Aujourd’hui, comme Tranxenne, je vais vous narrer un rapport de bataille sur Starcraft 2. Enfin Tranxenne il nous met des jolies photos et tout, moi j’ai oublié stupidement de sauvegarder le replay de la partie, d’où une narration un peu chiante et sans couleur. Et je vais même rédiger au présent de l’indicatif pour ne pas me pourrir la vie.

Donc je suis sur Battlenet, je viens de me prendre deux bonnes branlées contre des protoss qui me Void Ray rush ma face de zerg suintante, autant dire que je suis un peu sur les nerfs de ne pas avoir scouté la fourberie. Soit. Je lance un nouveau match et me retrouve contre un terran, cette fois ci je me débrouille pour caser mon scout quelque part, près à chopper de l’information fraiche sur les intentions de mon adversaire. Arrive donc mon drone dans la base alliée, je vois à ce moment un de ses workers en route pour la mienne, échange de politesses, comment vont les enfants? Oh déjà au collège! Mon Dieu comme ils poussent vite c’est fou non? Bien, bien, bon je vous laisse travailler, bonne journée!
Tiens mais heu, où sont les baraks? Mon drone se ballade peinard, va voir l’entrée sans être inquiété, pas de barak, pas de supply depot… Je lance donc un overlord surveiller l’entrée de ma base, et bingo! Le petit worker si poli entamme la construction de baraks. Arrgh, je me fais cheesé! Bah, finalement je garde mon calme, j’en ai vu d’autres récemment avec Esamurai en 2v2, je m’amuse presque de la situation et lance la construction de trois spinecrawlers dans ma base pour éviter de me faire déchirer par des marines sous crack, je produis une queen et quelques zerglings et décide donc de pousser un peu pour voir où mon adversaire en est. Ce fourbe construit des bunkers dans ma base et me bloque la sortie! Je me retrouve contenu dans ce petit espace en essayant comme un dément de produire des roaches pour me frayer un chemin vers l’extèrieur. Le problème est que pour bien faire, j’ai besoin de temps, et je découvre une factory, j’imagine déjà les tanks pilloner ma position sans répis. Bordel, l’entrée de ma base ressemble à un camp rom, mais je n’ai pas le temps d’appeler Sarkozy et encore moins 300 euros à proposer à mon adversaire pour que ses troupes rentrent chez elles bien sagement et arrêtent de squatter mon territoire avec leurs caravanes puantes. Et puis de toute manière je suis un zerg, j’ai une réponse toute trouvée pour chaque type de problème: la violence.
Mais bon mes options se limitent au fur et à mesure que la partie avance. C’est à ce moment que je reviens vers mon petit drone qui se planquait dans un coin de la base adverse. Il me fallait m’étendre, alors après tout merde, je construis ma hatchery dans la base ennemie, dans un petit coin peinard, tellement peinard que mon concurrent ne découvre pas la construction. Bien sûr ensuite, une fois la hatchery terminée, le creep commence à s’étendre, c’est dégueulasse ça suinte ça pue, mais bizarrement il ne m’envoie que deux workers pour la détruire, c’est mignon. Je produis donc quatre zerglings et un drone, je fous la merde avec les lings et bâtis un spinecrawler avec le drone, et finalement arrive à fracasser tous les workers. Entre temps ce fourbe a fait redescendre des troupes pour éradiquer l’infestation zerg dans sa base, non sans mal. Il finit par y arriver, juste à temps pour voir mes roaches défoncer son campement gitan en deux temps trois mouvements.
Victoire, je me marre, je suis content, le cheeseur est cheesé. D’ailleurs comme le dit Sammy: « Never try to cheese a French man. We’ve got more cheeses than days in a year. »
D’ailleurs cette citation est parfaite pour conclure ce petit récit, j’ai terminé.