"Mon vieux Milou, ça devient n'importe quoi ce pays."

Encore un non-évènement communautaire belge révélant s’il se devait toute l’absurdité de notre époque. La rédaction du journal flamand le Standaard est en émoi suite à la découverte de la nouvelle série de chevaliers médiévaux de Playmobil, dont les si caractéristiques figurines partent au combat sous les couleurs flamandes, avec des fanions jaunes frappés d’un lion noir mais sans griffes ou langue rouges comme c’est le cas pour le drapeau officiel de la Flandre. Il s’agirait donc ici plutôt de la version séparatiste du drapeau cher aux « flamingants ».

"Raah mais exécutez-moi tous ces cons, et qu'on en finisse."

D’après LaLibre, qui rapporte la nouvelle, voilà de quoi interpeller les responsables de la société de jeux. Pas question, selon eux, d’acheter des « Vlaamse ridders » à Saint-Nicolas. Et de demander noir sur blanc aux enfants du Nord de renoncer aux jouets Playmobil.

"Moi je suis Templier et je vous emmerde."

Sauf que…

1. Le drapeau officiel flamand, avec langue et griffes de gueules (ben oui, en héraldique, le « rouge » s’appelle « gueules ») date du XXe siècle.
2. Si les figurines représentent des chevaliers du moyen-âge, il est tout à fait logique qu’ils arborent le drapeau de l’époque.
3. Si le drapeau historique est détourné par des fanatiques, il n’en reste pas moins historique.
4. Les policiers français des Flandres Françaises arborent sur la manche le Lion des Flandres historique (avec langue et griffes de sable (ben oui, en héraldique, le « noir » s’appelle « sable »).
5. La société « Playmobil » est une fabrique de jouets allemande qui a fabriqué ses figurines sur des bases historiques, sans se soucier des sensibilités régionales propres. Ce n’est d’ailleurs pas son rôle.

Moralité : si la réalité est gênante, boycottons la réalité ! Et puis avec le passé faut pas se gêner, c’est déjà loin.

"T'as compris quelque chose, toi ?"

 

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