Ce clip est extrait d’un documentaire en cours de production intitulé Runaway Slave (l’esclave fugitif). Ces Noirs conservateurs ont un discours réellement post-racial, centré sur les valeurs, exprimé avec une fougue qui tranche avec la langue de bois politiquement correcte. Pour eux, l’esclavage réside dans la dépendance à l’État nanny et l’impasse du discours victimaire coincé dans les accusations de racisme. Ces leaders qui invitent les Noirs à se prendre en mains sont les véritables héritiers de Martin Luther King. Leur invitation s’adresse à l’ensemble des Américains. La liberté ne se quémande pas, elle est garantie par la constitution ; il suffit de l’exercer, tout simplement.

Traduction partielle :

Je suis un esclave fugitif. Réveille-toi Amérique. Dis-moi pourquoi tu as peur ? Est-ce à cause de notre gouvernement ? Est-ce à cause des gens ? Sauvez-vous du socialisme. Sauvez-vous des progressistes, des démocrates. Qui possède votre liberté en ce moment?

L’Amérique est peut-être la plus belle aventure de la Liberté dans le monde entier. Regardez-moi, je suis le petit-fils d’un esclave. Quittez la servitude économique et courez vers la bénédiction de la liberté, garantie par notre Constitution. Alors, rejoins-moi Amérique.

En 1960, la plupart des Américains étaient Républicains comme Martin Luther King. Ensuite Kennedy l’a libéré de prison. Puis l’Amérique est devenue démocrate. Mais, nous, les Noirs qu’avons-nous obtenu en échange de notre vote à 95 pour cent démocrate ?

Nous avons abandonné 72 pour cent d’enfants à cause de l’avortement… 34 % des Noirs dépendent de l’aide sociale. 40 pour cent des prisonniers sont des Noirs. Voilà ce que les démocrates ont apporté aux Noirs Américains. Et nous continuons à les soutenir à 95 pour cent ?

Les gens étaient sur les plantations, mais on s’est sauvés, on a fui, libres ! Mais maintenant, nous sommes de nouveau dépendants. En fait, plus ils nous aident, plus ils nous contrôlent. Mais on leur dira à nouveau : « nous sommes libres ».

(à voix basse) «Vous voyez cette communauté noire, il faut toujours la garder sous contrôle, l’aider».

(3.30) Nous devons décider de ce qui nous convient.

(3.42) Nous avons une opportunité dans cette nation, en tant que Noirs, que nous ne pouvons trouver nulle part ailleurs  dans le monde.

(3.46) On nous fait croire que les Blancs sont haineux, sont racistes. C’est faux !

(4.03) Nous, on dit à ceux qui sont encore «sur les plantations» : oui, vous pouvez être libre.

(4.08)   Ici, ce n’est pas un pays où tout est garanti, mais c’est le pays des opportunités.

(4.15) On nous dit «le racisme est le problème». Si vous y croyez, vous mettez votre avenir dans les mains d’un autre.

(4.39) L’ironie est que la servitude est sans couleur. Noir ou Blanc, il s’agit de nous contrôler tous. Sauvez-vous. Ne vous laissez pas faire. Combattez pour votre liberté.

(4.52) Quoi ? Vous êtes déjà fatigués ? Alors, courez plus vite.

(source : poste de veille)