Mouche toi donc t'as le nez qui coule

Je l’annonce directement, L’homme dans le labyrinthe est une excellente lecture que je conseille. Avant que vous ne vous disiez « Ca y’est, encore un billet bidon qui va tourner en eau de boudin sur un super bouquin », je précise que parler de ce livre sans dévoiler l’intrigue est compliqué, particulièrement en rentrant d’une dure journée de boulot (quoi? vous ne pensiez pas que nous gagnons notre vie avec le Mur de Laine de Briques quand même?). Bon, ce post partira sûrement en eau de boudin de toute manière, vous êtes prévenu. L’homme dans le labyrinthe est l’histoire d’une homme dans un labyrinthe. Jusque là, pas de spoiler. Richard Muller, l’homme qui est dans le labyrinthe, s’y est exilé suite à une mission de contact avec les hydriens, race d’extraterrestres de la planète Bêta Hydri IV. Le labyrinthe a ceci de particulier qu’il fut bâti par une autre race extraterrestre inconnue un million d’années auparavant, il recèle en outre d’innombrables dangers qui riment toujours avec la mort. Certes, danger ne rime pas avec mort, mais peu importe. Le gros problème survient lorsque l’humanité a besoin de Richard Muller qui, lui, rejette violemment cette humanité. Voilà, on arrête là, sinon je vais trop en dire, cependant permettez moi d’ajouter que la lecture de L’homme dans le labyrinthe fut une lecture passionnante. Si vous cherchez de l’action par contre passez votre chemin, Silverberg insiste énormément sur l’âme des protagonistes au détriment de la dite action. Attention, des gens meurent dans ce livre, ouf!, seulement cet auteur sait captiver le lecteur subtilement et inexorablement grâce à un talent qui l’a hissé au panthéon des auteurs de SF. C’est mérité, vraiment. Pour les amateurs, je situerais L’homme dans le labyrinthe entre Les monades urbaines et Les déserteurs temporels: pas aussi profond que le premier, mais beaucoup moins léger que le second. Bien. G.R.R. Martin vous dirait que ce bouquin manque de pizza, et de femmes aussi, logique, et qu’il l’aurait intitulé L’homme dans la pizza labyrinthe, où le héros passerait son temps à dévorer les murs faits de pizza qui repoussent selon une recette éternellement différente et savoureuse. Ou bien, à mieux y réfléchir, La pizza dans la pizza labyrinthe.