A la Monnaie de Paris, le photographe de guerre Patrick Chauvel propose un surprenant travail de photomontage, superposant ses clichés de Tchétchénie, de Bosnie ou du Liban sur des paysages parisiens. Son objectif : rappeler la fragilité de la paix.

Des cadavres de soldats soviétiques gisant à deux pas de la place Vendôme, un char russe détruit au pied de l’Arc de Triomphe, le sommet de la Tour Montparnasse frappé par une terrible explosion, des scènes de pillage devant la Samaritaine en feu, un blindé libanais roulant devant le Panthéon… Autant de scènes qui paraissent aujourd’hui plus qu’improbables, et qui sont pourtant présentées au public à l’occasion de l’exposition «Peurs sur la ville», qui se tient à la Monnaie de Paris jusqu’à la mi-avril.

«Pour rappeler au public la fragilité de la paix», Patrick Chauvel, photographe de guerre, a mélangé l’art et le journalisme en superposant ses clichés originaux – issus d’Afghanistan, de Tchétchénie, de Bosnie ou du Liban – sur des paysages parisiens célèbres. En résultent des compositions bluffantes de réalisme, et surtout une vraie réflexion sur le tempérament et le comportement de notre société actuelle.

La vidéo de l’expo.

«Peurs sur la ville», jusqu’au 17 avril à la Monnaie de Paris (11 quai de Conti, VIe arr.), ouvert tous les jours de 11h à 18h, nocturne le jeudi jusqu’à 21h30, fermé le lundi.

(source : Bastien Hughes pour lefigaro.fr)

En prime pour les lecteurs du mur de laine de briques, une autre vidéo très intéressante sur la conception des photomontages, avec des commentaires du reporter. On y voit un bon nombre de nouveaux clichés :

« Pour profiter de la paix il faut être très conscient de la guerre. » – Patrick Chauvel