Tag Archive: La culture ca fait mal au crâne


Culturivons nous.

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Y’a de quoi faire là.

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Culturisez-vous tout en flinguant

On attend avec impatience la version Left4Dead et la Joconde zombie.

#Kulturbook#

Allez, une fois n’est pas coutume, une petite série de bouquins balancés comme ça sans prévenir, mais ne vous inquiétez pas c’est tous des livres avec des images dedans. Ouf, on l’a échappé belle.

Tout d’abord et spécial dédicace pour eSm que j’engueulerai dans le prochain post, voilà The Essential Batman Encyclopedia.

Tout est dans le titre, comme dit l’autre. Les auteurs se sont clairement inspirés de la ligne éditoriale du mur sur ce coup-là. Un bon point pour eux. Donc si vous voulez tout savoir sur Batman en gros. Comme je sais pas trop quoi dire dessus finalement, vu que je l’ai pas lu, je vous laisse sur un court article en parlant.

Deuxième bouquin d’actualité vu qu’un film va bientôt sortir, je vous présente Watching the Watchmen.

Là les auteurs ont voulu faire du style du coup le titre ne nous dit pas grand-chose mais bon on leur en voudra pas trop. Donc en fait ce bouquin vous sera indispensable si vous voulez pouvoir pinailler comme il se doit à la sortie du film sur grand écran. Tout le monde va gueuler sur le fait que la fin du comic n’est pas respectée mais grâce à ce bouquin vous pourrez vous élever au-dessus de la masse en faisant remarquer au réalisateur penaud que Rorschach chausse du 42 et pas du 41. Encore une fois, un court article (une interview, pour être précis).

Jamais deux sans trois, voilà mon chouchou de la série, le bouquin ultime que tout fan des profondeurs occultes se devra de posséder, j’ai nommé le bien-nommé – bien qu’ineffable – Lovecraft Retrospective. Et là niveau titre, ils ont fait fort. Même plus besoin de lire le bouquin, à part qu’heureusement il y a des images dedans putain.

Des images qui pètent en plus, du moins si elles ressemblent à celle qui orne la couverture. Là encore, je dois l’avouer, je n’ai pas ouvert le bouquin. Aussi : court article.

Annonce

Du 4 au 15 novembre le théâtre Varia à Ixelles donne le Révizor, célèbre pièce comique de Gogol. A ne rater bien évidemment sous aucun prétexte.

Extrait :

Dans une ville de province où la corruption règne, l’arrivée d’un réviseur chargé d’inspecter les affaires locales est imminente.
Chacun croit reconnaître l’inspecteur en question dans la personne d’un jeune débauché descendu depuis peu dans l’unique hôtel local.

Partant d’un fait de société, l’auteur dresse un tableau de moeurs universel désopilant en jouant sur tous les registres du comique. Une pièce vivante et truculente.

Sur le fil du Révizor

Si je ne poste pas beaucoup ces jours-ci c’est que je suis dans un trip plus littéraire, pour cause de pleins de bouquins achetés dernièrement.

Petit point sur le Cyberpunk

Un petit article deja bien documente sur le site du Cafard Cosmique: Le cyberpunk de William Gibson a Maurice G. Dantec, histoire d’eclaircir nos connaissances a ce sujet. Et si les membres du forum savent m’aider, je posterai un lien vers le dossier exhaustif de Max sur le cyberpunk.

Des tags, des vrais

Et pas des griboullis pourris comme le font 98% des taggeurs: http://www.environmentalgraffiti.com/featured/35-greatest-works-of-reverse-graffiti/1949


“In the environmental movement, every time you lose a battle it’s for good, but our victories always seem to be temporary and we keep fighting them over and over again.”
David Suzuki. (Vachement inspiré pour un gars qui porte le nom d’une marque de bagnole japonaise)

Reflexion

C’est pourquoi, qui que tu sois, ô homme, considère ta fin qui est la mort, laquelle a prise sur tout homme né de femme, car de même qu’il sort nu du ventre de sa mère ainsi s’en retournera-t-il nu à son heure dernière afin de partir comme il est venu.

In Ulysse – James Joyce

Tout Shakespeare, la, sur le mur de laine de briques

Read this document on Scribd: Shakespeare Complete Works

Et c’est l’occasion de vous présenter Scribd, un site qui permet ce que vous avez sous les yeux.

Our sentence is up

The Invisibles est au comic ce qu’Akira est au manga. Le chef-d’oeuvre qui transcende un genre.

The Invisibles, part 2

J’en rajoute une couche sur les Invisibles parce que c’est vraiment mortel. Sans doute une des meilleures BD que j’ai jamais lu. J’ai pas encore fini ‘Say you want a revolution’ et pour le moment ça part un peu dans tous les sens mais c’est tellement vaste que ça paraît plutôt normal et puis ça reste quand même bien construit.
Parmi les nouveaux arrivants : La tête de St Jean Baptiste sur un tourne-disques, prophétisant à tout va ou bien chantant des vieux tubes des années cinquante ; Papa Guédé, esprit vaudou sillonnant Fantômeville, la citée-poussière ; Ometeotl, double dieu du 13ème ciel et Mictlantecuhtli, seigneur du domaine de la mort, du domaine des pleurs et des sans-chair. Il y a même Tsathoggua, divinité lovecraftienne invoquée dans une sacristie. Donc ouais ça part bien en live, en plus c’est carrément violent vu que tout ce petit monde se bastonne à coup de zombis, de démons, d’insectes géants ou de soldats décérébrés.
On retrouve toujours les Invisibles au milieu du bordel essayant d’équilibrer tout ça en se baladant sur plusieurs sphères de temps. Quant aux humains dans ce merdier, ils n’ont aucune idée de ce qui se passe. Ils ne sont que des pions manipulés à leur insu par toutes ces puissances.
Ca a l’air compliqué mais en fait tout est amené en douceur et quand ça se met à partir dans tous les sens on a pas de mal à s’y retrouver.
Les dialogues sont aussi bien tripant, genre :
« Je vous laisse, j’ai un rituel au cabinet et si c’est comme la dernière fois on risque de nager dans le foutre et le sang pendant au moins douze heures. »

Indispensable.

#KulturKomik#

Say you want a revolution

Je suis en train de lire le premier tome de The Invisibles, un comic de Grant Morrison, scénariste écossais, et ça déchire. Vraiment. C’est au niveau de Watchmen, peut-être même mieux. Les personnages sont pas aussi complexes mais le scénario est énorme.
Ca parle de conspiration pour une domination mondiale, de puissances occultes, de rébellion, de poésie. On y croise John Lennon (la divinité personnelle d’un des personnages), Lord Byron, le marquis de Sade, des dieux Egyptiens ou Hindous et puis aussi un vieux clodo un peu fêlé, des rats et des pigeons. Le concept de temps est abordé sous son appréhension Dickienne, à savoir que le temps est vertical et non horizontal, donc que toute l’Histoire se déroule en un seul instant, que tout a lieu en même temps. On ne s’étonnera donc pas de voir, durant une scène de la Terreur française où de pauvres bougres sont marqués au fer rouge afin d’être « plus facilement contrôlés », que la marque en question ressemble fortement à un code-barres, ou bien que le groupe de héros se retrouve transporté dans une toile de Poussin (les bergers d’Arcadie).
Les héros d’ailleurs parlons-en. Ils forment un groupe plutôt hétéroclite : la new-yorkaise en survêt, le rocker chauve, le travelo en talons aiguilles (Lord Fanny), la vieille pin-up sur le retour et la jeune racaille de Liverpool.

Ze crew

Il y a 7 tomes (Say You Want a Revolution, Apocalipstick, Entropy in the UK, Bloody Hell in America, Counting to None, Kissing Mister Quimper, The Invisible Kingdom) qui font plus de 200 pages. Y a donc de quoi faire. La traduction est très bien foutue mais bien entendu ça ne vaut pas la version originale. J’ai le premier tome en français et j’ai trouvé le 5ème en anglais, mais je sens que je vais commander tout le reste en VO et racheter le premier tome en anglais dans la foulée.

Enfin bref un comic qui dépote, avec plein de réferences et une ampleur universelle. Y a pas à chier, les britons savent scénariser. Un chef-d’oeuvre.