Archive for juin, 2010


Iron Man

Tony Stark. Visionary. Genius. Patriot.

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La belle affaire

Vingt sous et on en parle plus.
 » B’en l’bonjour m’sieur l’maire!
– Salut l’ami.
– J’aurions b’en besoin d’vos services mon bon seigneur…
– Que puis-je pour toi?
– C’est pour une pendaison.
– Hmm hmm, on te met la totale?
– La quoi votre honneur?
– La totale, avec une belle cérémonie et des pleureuses. C’est pour ta lune de miel?
– Ah ça non mon bon maire! J’m’étions marié bien avant la guerre!
– Je vois. Bon, on te fait une pendaison minute alors? Vite fait bien fait pour vingt sous seulement.
– Vingt sous! Parbleu, v’l’a une somme que mon Euclide va me gueuler dessus si j’l’a sors de sa bourse! J’pouvois point payer autant d’argent mon seigneur!
– Ah lalala, t’es bien prompt à te plaindre l’ami, par contre t’es pas doué pour faire des noeuds apparemment.
– C’est que j’n’aimons point faire ces choses là moi même…
– Ouais bon. Ecoute en ce moment je propose une belle promotion, je t’en fais deux pour vingt cinq sous, mais tu creuses toi même les trous.
– C’est que j’n’ai qu’c’te fripouille-ci sous la main, mais c’est une belle affaire.
– Pour sûr l’ami! Ton copain voudrait pas être pendu par hasard?
– Eul’Raymond?
– C’est vrai qu’y’a personne qui m’attend chez moi…
– Eh ben voilà! Marché conclu! Tiens, prends ces tickets, toi et ta bourgeoise avez les places dix-sept et dix-huit, au pied de la butte là bas. On paie d’avance bien entendu…
– Voilà m’sieur le maire. Et merci b’en, c’t’une b’en belle affaire ma foi!

Un fantôme en Arabie

EATEN

Allez hop, encore une vidéo. Ça permet de faire du mur, de remplir sans trop se fouler. En plus il s’agit d’un sympathique court-métrage d’horreur israélien. Peut-être un autre témoignage du futur, qui sait ?

Paris sera toujours Paris

Tranches de vie, un film de François Leterrier, écrit par Gérard Lauzier, et sorti en 1985.
Avec Anémone, Marie-Anne Chazel, Josiane Balasko, Gérard Jugnot, Christian Clavier, Jean-Pierre Darroussin, Martin Lamotte, Michel Galabru, Daniel Prévost, Pierre Richard, etc…

Jubilatoire, non ?

La Cité des Saints et des Fous

J’ai terminé il y a peu la Cité des Saints et des Fous de Jeff VanderMeer. Ce livre a reçu des critiques élogieuses sur les sites spécialisés, notamment le Cafard Cosmique, un webmagazine de science-fiction.

En fait de science-fiction, le livre de VanderMeer s’inscrit plutôt dans un courant fantastique onirique, baptisé New Weird par les connaisseurs, et dans lequel on peut trouver les romans de Mark Danielewski ou de Neil Gaiman. VanderMeer lui-même se réclame de Borges et de Lovecraft mais, disons-le tout net, il est loin de soutenir la comparaison avec ces deux maîtres de l’irréel.

La Cité des Saints et des Fous se présente comme une compilation de textes de sources diverses : guide de voyage, pages de journal, récit romanesque, essai scientifique, fiches psychiatriques… ayant tous pour thème central la cité d’Ambregris, ville sise à la frontière d’une jungle mystérieuse et bordée par le fleuve Moss. Ambregris est une agglomération à l’histoire complexe, tortueuse comme son fleuve et dont l’économie toute entière tourne autour de la pêche, le traitement et la vente du calmar royal, créature d’eau douce aux moeurs étranges et dont les viscosités tentaculaires hantent les pages du livre – quelques superbes illustrations –  comme les esprits des habitants de la ville. Les rumeurs les plus folles courent sur ces mollusques qui seraient capables, entre autres, de prendre apparence humaine pour se soustraire aux eaux du fleuve et visiter la ville incognito. Ce n’est pas la moindre des légendes troublantes propres à Ambregris. Tout un peuple, les Champigniens, est ainsi présumé vivre dans les sous-sols de la ville et méditer sa revanche (la ville a été bâtie sur les ruines encore chaudes d’une cité champignienne). L’invasion annuelle de fongus cherchant à conquérir la cité à chaque anniversaire du massacre de ses habitants originels semble d’ailleurs accréditer cette inquiétante légende.

Le début du livre est très prenant, la découverte de la ville, de son histoire et de ses caractéristiques est agréable et divertissante – après l’Essence du Politique ça fait du bien de lire un truc léger – mais l’attrait de la nouveauté s’essouffle vite et le livre ne se révèle plus être alors qu’une accumulation de récits abracadabrants, trop fantaisistes pour être crédibles. L’intérêt se délite, forcément. On se retrouve ainsi à survoler les textes – dont un laborieux glossaire – en comptant les pages nous séparant de la fin du livre et, du coup, en appréciant d’autant plus les illustrations. La mise en page déstructurée se découvre alors pour ce qu’elle est vraiment : le piètre artifice d’une illusion de profondeur.

Je déplore d’ailleurs cette tendance à la désorganisation formelle du texte dans le but de donner au roman un aspect labyrinthique qu’il ne possède pas au fond. Cette tendance est très présente dans le New Weird (je pense à la Maison des Feuilles de Mark Danielewski) mais trahit très souvent en réalité une pauvreté de contenu. Le seul domaine pour lequel ce procédé peut être à mon sens utilisé avec succès est celui de la poésie, car la forme du texte y traduit à la fois le rythme du poème et l’état d’âme de son auteur (et là je pense notamment aux poètes de la Beat Generation, surtout Allen Ginsberg et Gregory Corso).

Concernant le roman, ce traitement tombe rapidement à l’eau car, contrairement à la poésie, trouver les états d’âme de l’auteur au coeur de son roman c’est au mieux déplacé. Quant à une structure dédalesque, c’est le récit lui-même qui doit posséder la force de dérouter le lecteur par sa construction : trame labyrinthique, roman épistolaire ou à tiroirs…, les méthodes et les exemples sont nombreux : Les Pauvres Gens de Fedor Dostoïevski, Melmoth de Charles Robert Maturin, le Manuscrit trouvé à Saragosse de Jean Potocki, Ulysse de James Joyce…

Pour résumer voilà un roman qui, s’il est divertissant, ne vaut pas qu’on s’y attarde ou qu’on exégèse trop avant sur son contenu. J’entame maintenant le Maître et Marguerite, de Mikhaïl Boulgakov, qui promet d’être bien plus dense et satisfaisant sur le plan intellectuel.

Pigeon spammeur

Tranche de vie à Pyong Yang (46)

'sup bitches?


 » YEEEEAAAAAAAH! WHAAAAAZUP MOTHERFUCKERS?
– Hahahaha!
– HEEEEEEELL YEEEAAAAAAAH MOTHERFUCKERS!
– Hahahaha!
– Hahahahaha!
– Hahahahahaha!
– HOW’S MY FAVOURITE BITCH DOIN’?
– Hahahahaha!
– Hein?
– Hahahahahahahaha!
– YEEEEAAAAAAAAAAAH MOTHERFUCKERS!
– Hahahahahaha!
– Bon c’ay pas tout ça may quelqu’un peut m’expliquay cé bouquet dé tafiolle qu’on vient de m’offrwire?
– Haha… Ah mais ce sont de véritables raretés que l’on ne trouve qu’au sommet des plus terrifiantes hauteurs du pays mon vieux!
– Hein hein…
– Je ne compte plus les hommes qui ont perdu la vie pour aller vous les quérir.
– Hmm hmm…
– …
– …
– …
– HAHAHAHA! FUCK YEEEEEAAAAAAAAAAAH!
– Hahahahaha!
– Hahahahaha!
– Hey! hey! Listen! C’est l’histoiwe d’une pwostituaiy qui mettay des patins pouw pas salirre le trwottoirwe! Hahahaha!
– Hahahahahaha!
– Hahahahahaha!
– Just JOKIN’ MOTHERFUCKERS!
– Hahahahahahahaha!
– Hahahahahaha!
– Hahahahaha!
– LOOOOK AT THOSE GLASSES MOTHERFUCKER!
– Hahahaha!
– Hahahahah!
– Ahahah! En plus on s’est dit que ça vous plairait, un bouquet de fleurs, hein? Comme c’est vos goûts et tout, vous êtes le genre d’homme qui aime les fleurs, tout ça tout ça  et…
– Lyu-Lang, qui est le fils de poney qui t’as autorisé à prendre la parole? Je pensais que ta bouche putride ne servait qu’à récurer mes royales latrines. Parle chien!
– Votre MetaCommuniste Entité Tsarophobe, je me suis laissé emporter par toute cette bonne humeur… J’implore votre infini pardon et jure sur les prochaines deux cents générations vous être acquis âme et corps le restant de ma miséreuse vie misérable!
– Et tu oublies l’esprit Lyu-Lang, et puis d’abord tu ne jures rien du tout et tu es mien de tout ce que tu veux depuis ta naissance de toute manière.
– THAT NIGGER SPEAKS GOOOOOOOOD! HELL YEEEEAA…
– EHO! PFIUT! Boucle la Cendrillon! Lyu-Lang! Latrines! Langue! Et direction l’échafaud! Et toi tu recommences encore tes conneries et je te fais greffer des couilles d’ornithorynque schtroumpf! Compris?

– Ah, les voilà qui arrivent. Hep ! Les mecs ! Wouhou ! Ého ! On est là ! … Dites-moi Choi, ils sont en train de m’ignorer là ou quoi ?

– Je crois surtout qu’ils redoutent de vous faire face après leur misérable prestation dans les terres africaines, Vénérable Sélectionneur des Champions du Monde de Socialisme.

– Ah ça oui, ils ont du souci à se faire. Alors les gars ? Déjà de retour ? On vous attendait pas si tôt, hmmmm ? Alors quoi, vous dites rien ? Ils vous ont bouffé la langue ?

– Nous implorons votre pardon pour n’avoir pas su faire honneur au maillot nordcoréen et porter l’équipe nationale en laquelle vous aviez pourtant placé votre confiance vers la victoire pour assurer à notre pays la gloire et l’admiration qui lui sont dûs, Vaillant Défenseur des Couleurs de la Sainteté.

– Ah ça, vous avez merdé royalement. Vous vous êtes même promptement ridiculisés à la face du monde. Seuls les Français ont réussi à s’humilier de manière plus lamentable que vous ne l’avez fait. D’ailleurs si vous étiez un peu plus bronzés je vous vendrais tous à la Fédération Française de Football, tiens. Jong-Hun, je ne vous cache pas qu’en tant qu’entraîneur vous portez sur vos épaules l’essentiel du poids de la défaite. J’espère que vous avez une explication convaincante pour justifier cet échec.

– Tous nos efforts n’ont pas suffi pour vaincre nos adversaires. Malgré notre entraînement rigoureux, il nous a été impossible de pourvoir par notre combativité à l’habileté  naturelle des joueurs composant les équipes de ce très justement nommé groupe de la mort, Ardent Tacticien aux Pieds Ailés.

– Groupe de la mort, groupe de la mort… Je vous ferais remarquer que les Brésiliens ce ne sont après tout qu’une bande de sauvages à peine sortis de leur jungle. S’ils jouent si bien avec leurs pieds c’est qu’ils ne font pas vraiment la différence avec leurs mains, n’est-ce pas ? Enfin bon, mettons que sur ce match vous avez fait preuve de pugnacité et, malgré votre défaite, vous avez su vous en sortir la tête en haute sur un score honorable. Maintenant j’aimerais qu’on m’explique cette débâcle face au Portugal. 7-0 ! C’était quoi le problème ? Les odeurs de friture et de poil mouillé ? L’ignominie bigarrée de leurs maillots ? Choe, une idée ?

– C’est une équipe bien cimentée, Vertueux Calife des Stades, nous nous sommes heurtés à un véritable mur.

– Cessez de faire de l’esprit, Choe, cela vous va aussi bien qu’une salopette à un cul-de-jatte, et dites-moi  plutôt ce qui me retient de vous faire greffer des parpaings à la place des pieds ?

– C’est qu’il nous reste encore un match à disputer, Inassouvible Désir Méthémérin. Nous devons retourner en Afrique du Sud et sauver l’honneur nord-coréen !

– Tout à fait, tout à fait, d’ailleurs vous allez remonter fissa dans l’avion et retourner là-bas pour vous préparer. Vous me direz qu’on aurait pu avoir cette petite entrevue par vidéoconférence mais je préférais vous avoir en face de moi pour vous engueuler, et puis je ne vous cache pas que j’hésite encore à envoyer notre groupe national de K-pop jouer à votre place. Elles pourraient difficilement se débrouiller plus mal que vous et assureraient certainement le spectacle, surtout maintenant qu’elles portent leurs nouveaux costumes que j’ai moi même dessiné et qui leur laisse une liberté de mouvement jusqu’ici jamais vue dans le monde du football. Je ne vous dis que cela. Enfin bref. Won, vous avez quelque chose à dire ?

– Faites-nous confiance, Arbitre Impartial des Tournois Cosmiques, nous vaincrons sans coup férir ces insignifiants Ivoiriens.

– Ah oui Won, tiens, vous faites bien de vous rappeler à moi, j’ai failli oublier. Il paraît que vous et Hyok vous avez demandé l’asile politique à droite à gauche, sans trop y regarder, déshonorant par là un peu plus votre pays et accréditant les rumeurs de censure et d’oppression qui entachent injustement notre réputation à l’international. Franchement les gars, le Zimbabwe ? Ne me dites pas que ce con de Mugabe vous a tapé dans l’œil ? Ce type n’a absolument aucun style. Il vous a promis un salaire en trillions de dollars zimbabwéens, c’est ça ? Vous devriez vous méfier. En tout cas je ne suis pas fier de vous, pas du tout. Mais bon, pour vous prouver ma bienveillance j’ai décidé d’accéder à vos désirs : nous vous avons réservé deux chambres en asile pénitentiaire. Vous y serez admis dès votre retour.

– Votre mansuétude nous touche, Généreux Attendrisseur des Crampes les Plus Douloureuses.

– Bon allez, retournez donc là-bas et tâchez de faire oublier vos turpitudes durant le prochain match. Sinon vous allez tous regretter d’avoir quitté l’usine pour vous mettre au football, c’est moi qui vous le dit. C’est pas comme si vous aviez eu le choix, je sais, mais il me fallait bien une équipe pour espérer renouveler l’exploit de 66. Remarquez, à vous voir si apathiques sur le terrain, constamment vautrés dans l’herbe, on se dit que vous n’avez retenu de 66 que les débuts du mouvement hippie. Pas vrai ? Allez déguerpissez avant que je ne change d’avis et que je charge quelques paysans sortis du goulag le plus proche d’aller disputer le match à votre place. Et marquez des buts, bordel de moi !

Breaking Bad, nouvelle série avec comme acteur principal le père de Malcolm in the Middle.

Le concept? « Weeds » en gros, mais avec du Crystal Meth pour financer de la chimio et ça se passe à Albuquerque. Hard, mais pas mal du tout.

À la Recherche du Jedi Perdu

ou : la campagne d’Endor revisitée par le peintre Gustave-Étienne Proust (le demi-frère de Marcel).