Archive for septembre, 2010


Ma toute première bombe atomique

Un moment toujours très émouvant dans Civilization.

Dommage je n’avais pas la portée suffisante pour la balancer exactement sur la ville, mais elle a bien morflé quand même. Ça apprendra à Gandhi à refuser toutes mes propositions de paix.

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En attendant Gandhi

Le screenshot a un peu foiré mais on peut voir que Gandhi a laissé tomber la non-violence pour des arguments un peu plus frappants.

Ce qui est moins drôle c’est que j’ai inconsidérément déclaré la guerre à Gandhi. Je n’avais pas encore pris connaissance du classement ci-dessus. Mon conseiller militaire m’avait pourtant bien prévenu que ce n’était pas une bonne idée d’attaquer les Indiens, mais je lui ai répondu « Mais siiiii… Tu vas voir… » d’un ton condescendant. En fait j’ai à peine posé le pied chez Gandhi  – il possède l’Afrique – que je me suis fait exploser mes troupes. Toute mon armée, bordel ! Du coup je me suis retranché en Mésopotamie autour d’une citadelle stratégiquement placée, et je repousse depuis les vagues de soldats qu’il m’envoie régulièrement.

Par contre il est technologiquement plus avancé que moi, donc ce n’est qu’une question de temps avant que je vois débarquer des troupes modernes types tanks ou bombardiers, et contre de telles unités je ne pourrai pas tenir très longtemps cette position. J’essaye de combler mon retard technologique en investissant dans la science et j’essaye de négocier un traité de paix en parallèle mais Gandhi a décidé que la guerre, c’était cool, et il n’y a pas moyen de le faire changer d’avis.

Vivement la Bombe (la mienne, pas la sienne).

Starcraft 2, on y échappe pas. Il est partout, partout!

Et aussi dans le strip d’aujourdhui.

Parce que j’aime bien les chiffres et j’aime bien me la péter (ceci dit, c’est tellement geek… on peut se poser la question si c’est vraiment de la frime).

Constat
– Je suis actuellement 16 855 mondial à SC2 en 1v1 (sur 175 874 joueurs à ce jour), soit dans le 92ème pourcent.
– Le 21 septembre je suis monté au 1144ème rang mondial (mon apogée dans la gold league. Battlenet m’a ensuite testé pour reclassement et j’ai pris taule sur taule face a des Diamonds de fou, avant d’arriver en Platinium).
– Il m’aura fallut 2 jours pour m’adapter au style de jeu Platinium. J’ai pris quelques défaites, paniqué un peu, mais la je remonte. J’ai le moral, tout va bien, et mon style commence à se roder (bon timings et bonnes adaptations en fonction des infos scoutés).
– Je suis le 646ème joueur « Terran » européen (sur 17 315 Terrans).
– Il est évident que je suis obsédé par ce jeu.

Mon objectifs: atteindre des vrais stats de gosu, du genre dans le top 1000 mondial.
Les obstacles: le sommeil, le boulot. La vie en général.

Marching to War

Comme prévu j’ai explosé les Chinois. Je me suis approprié Beijing et ses Merveilles sans vraiment rencontrer de résistance, maintenant Wu Zetian me sert d’esclave personnelle héhéhé. Les Américains, Ottomans et Siamois m’ont fait savoir que mes velléités guerrières ne leur avaient pas échappé et se sont dès lors alliés contre moi. Pauvres fous.

En vitesse

La nuit porte conseil et deux choses me sont apparues clairement.

1) Pour ceux qui hésitent à acheter Civilization 5, mon conseil c’est d’attendre un peu que la plupart des bugs soient corrigés, que l’intelligence artificielle soit ajustée, que le graphisme du terrain soit un peu amélioré (rivières !), et pourquoi pas que le premier add-on soit sorti. Faites-vous le offrir à Noël ! Laissez les fans hardcore comme moi se dépêtrer dans un jeu sorti trop tôt, reporter les bugs et attendre les corrections. Une fois correctement patché, Civ5 sera un GRAND jeu.

2) Il faut que j’attaque la Chine. C’est dommage parce que j’aime beaucoup l’animation de Wu Zetian et l’entendre parler de sa voix caressante ça me rappelle JunJun (Li Chun, wo ai ni !), mais les Chinois ont passé tout le début de partie à bâtir des Merveilles (Pyramides, Grande Bibliothèque, Jardins Suspendus…) que j’aimerais beaucoup voir sous mon contrôle. Ils ne doivent pas posséder une armée très impressionnante. En plus ça tombe bien, mes troupes sont justement dans le coin en train d’exploser quelques campements barbares.

 

Quelques mots de plus sur la comparaison Civ4/Civ5. Dans Civ4 les conséquences de chaque action sont claires et même chiffrées. Même en diplomatie, les modificateurs permettent de savoir très exactement pourquoi tel ou tel leader vous fait la gueule : « vous vous êtes converti à une religion païenne -1 » ; « vous avez attaqué un de nos amis -2 » ; « nos échanges commerciaux ont toujours été équitables +4 » etc… Un contrôle total de la situation est laissé au joueur et c’est plutôt rassurant. Dans Civ5 les développeurs ont pris le contre-pied de cette méthode. Tout se fait par évaluation. Il y a un aspect jeu de rôle dans Civilization 5, on a vraiment l’impression d’évoluer dans un monde inconnu, de rencontrer des étrangers qu’il faudra apprendre à connaître, d’où un réel intérêt à incarner le leader qu’on s’est choisi, à se mettre dans sa peau. C’est pour cela qu’un tel travail a été réalisé autour des leaders, leurs personnalités et leurs motivations.

Sur ce, j’ai une guerre à faire, moi.

Début de partie

Juste pour dire : je me suis relancé une petite partie avec les Aztèques (= guerre à outrance) et je commence à comprendre comment ça marche. Contrairement à Civ4 où tous les mécanismes du jeu étaient apparents pour permettre au joueur d’analyser le déroulement du jeu et de tirer parti de cette analyse, ici toute la machinerie est dissimulée. On navigue forcément dans le flou. Pourtant la complexité est là, que ce soit dans le domaine politique, économique ou culturel, mais tous les rouages en sont cachés. La diplomatie aussi est plus subtile qu’il n’y parait. J’ai réussi à faire plier Washington et lui faire verser un tribut en sucre et pièces d’or, sans compter le droit de passage sur ses terres et les travailleurs capturés, alors qu’on est encore en 2000 BC. Raid sur Washington (la ville) avec 4 guerriers Jaguar, capture des travailleurs, pillage des améliorations, et voilà Washington (l’homme) qui fait moins le fier. « America’s desire for peace should not be mistaken for weakness ». Et mon cul c’est de la dinde ?

Les guerriers Jaguars sont terribles : pour chaque unité tuée ils récupèrent des points de vie. Ajoutez à cela le trait spécial de Moctezuma : gain de points de culture pour chaque unité ennemie tuée (sacrifices humains), et vous comprendrez pourquoi chez les Aztèques la guerre c’est plus qu’une politique. C’est un art de vivre.

Joué 12 heures aujourd’hui. Bordel. Ça m’était plus arrivé depuis Civilization premier du nom je crois. Je vais dormir. Je crois que je vais rêver d’hexagones.

Fin de partie

Voilà je viens de terminer ma toute première partie de Civilization 5 sur une défaite, avec les Égyptiens. J’étais pourtant pas très loin de la victoire culturelle puisque j’avais débloqué 4 branches de doctrines sociales sur les cinq requises pour ce type de victoire (encore qu’il eût fallu que je bâtisse la merveille Utopia pour achever toutes les conditions). Mais le Siam a remporté la partie aux points avant cela. En plus j’étais tout près d’avoir la bombe atomique, j’aurais pu lui en mettre plein la gueule. Dommage. 17h de jeu en deux jours, belle performance.

Alors par contre le jeu est encore très buggé. Par exemple là sur la fin il m’était impossible de déclarer la guerre à Bismarck, notre traité de paix sensé durer dix tours s’est éternisé jusqu’à la fin de la partie. Du coup nos armées se sont fait face sans pouvoir rien faire pendant un bon paquet d’années. Enfin sans rien faire j’exagère, ça s’est copieusement abreuvé d’insultes de part et d’autre de la ligne de front tout de même. L’on a sa dignité.

La même scène, vu de haut (carte stratégique). Notez comme mes canons sont bien protégés derrière la ligne de fantassins :

Ah et puis j’ai réussi à faire un screen de Nabuchodonosor finalement (et c’est la dernière fois que je mentionne ce nom super chiant à écrire) :

Sinon j’ai voulu tester la capacité des IA a préparer des débarquements en déclarant la guerre au Siam, alors qu’un océan nous séparait. Il était bien plus puissant et avancé que moi mais je n’ai jamais vu personne arriver. Pourtant le système de transport de troupes par voie de mer est grandement simplifié par rapport aux précédents jeux et cela était sensé permettre à l’intelligence artificielle de lancer des débarquements massifs. Mes troupes ont malgré tout pu bronzer sur la plage pendant quelques siècles sans jamais être inquiétées.

Voilà, et puis je suis tombé sur d’autres bugs comme par exemple l’impossibilité de sauvegarder les paramètres de jeu, ce qui fait que je me retrouvais avec le jeu en français dès que je rechargeais une partie, ou bien pas mal de trucs un peu mal foutus, pas intuitifs pour un sou, comme la gestion des listes de constructions des villes. Des trucs à revoir, qui feront sans doute, on l’espère, l’objet de patchs – d’ailleurs je viens de voir sur civfanatics qu’un premier patch a déjà été préparé et devrait arriver sous peu. En gros – et il y a pas mal de gens qui gueulent sur les forums à cause de ça – ils ont sorti le jeu alors qu’il n’était pas tout à fait prêt, et les joueurs servent de béta-testeurs. Sympa. Espérons que d’ici quelques jours/semaines/mois le jeu sera complet et en état de marche. D’ici là hmm… Civ4 ?

J’exagère. Faut que je me refasse quelques parties pour mieux comprendre les nouveaux mécanismes du jeu. Un petit coup de Steam pour updater le jeu, et c’est reparti. Je jouerai bien les Aztèques, ce coup-ci.

One… More… Turn…

Civ5, un aperçu

J’ai donc commencé une partie de Civ5. Joué 5 heures aujourd’hui, le jeu est bien prenant malgré quelques défauts (eh oui il y en a). Quelques tours d’échauffement avec le Siam, puis lancement d’une partie avec une civilisation aléatoire, sur une grande carte et 11 autres civs. Ayant lu à plusieurs reprises que le jeu était assez facile dans les modes de difficulté les plus bas, je me suis tout de suite mis en mode Monarque (5ème niveau de difficulté sur 8). La partie charge. Je tombe sur Ramsès et les Égyptiens. Le trait spécial de cette civilisation est la construction accélérée des Merveilles, je me dis donc que je peux tenter une victoire culturelle. La carte apparaît.

Première chose que je me dis : « Ouh ! C’est laid. » Voilà un sérieux point négatif, le terrain est moche, mal fini, pas du tout immersif. À Civ4 on voyait les arbres se balancer, on entendait le souffle du vent dans le désert ou le bruit des vagues, des oiseaux s’égaillaient à l’approche d’une unité, il fallait se défendre contre des ours, lions et autres loups en début de partie, bref on avait vraiment l’impression d’explorer un monde nouveau. À Civ5  le terrain prend plutôt des allures de carte géographique. Carte détaillée, certes, mais inanimée. Et la carte ne fait pas le territoire. L’ensemble a peut-être un aspect plus réaliste mais c’est beaucoup moins immersif. Du coup l’exploration est bien moins excitante que dans Civ4, en dépit de la présence de ruines, de camps barbares et de merveilles naturelles. Le seul effet qui est très bien rendu est celui du brouillard de guerre, représenté par une couche nuageuse qui recouvre les parties inexplorées de la carte.

Le tout a un aspect de peinture à la gouache et se veut complémentaire au style art déco de l’interface du jeu. Au final on s’habitue  malgré tout assez vite à cette esthétique (à part les rivières qui sont vraiment mal foutues) mais j’espère quand même qu’un patch viendra améliorer le rendu du terrain (les forêts et rivières en fait, le reste est ok).

Et puis c’est vrai que d’ici quelques dizaines de tours ce terrain sera recouvert d’unités. D’où le bien-fondé d’un aspect carte géographique, peut-être.

En effet ça va pas tarder à grouiller de troupes militaires, malgré mes velléités culturelles du début. Il faut dire qu’avec Bismarck à l’ouest, Alexandre au Sud et Nabuchodonosor à l’est, j’ai plutôt intérêt à surveiller mes frontières. Les animations des leaders sont superbes, les comportements sont expressifs et comme le tout est en plein écran c’est un véritable spectacle que de voir les différentes personnalités s’exprimer et réagir à nos visites et sollicitations. D’ailleurs le seul moyen de connaitre l’opinion d’un leader à votre sujet est d’étudier son attitude et ses réactions, il n’y a plus comme à Civ4 de modificateurs clairs permettant de connaître avec précision les pensées de chaque personnage. C’est plutôt bien vu, même si un système d’espionnage divulguant des informations plus poussées serait le bienvenu.

Un mot sur Nabuchodonosor : il représente la civilisation babylonienne, disponible uniquement dans la version deluxe du jeu, donc en téléchargement (il n’existe pas de version deluxe physique, en boîte) pour 5€ supplémentaire. Et ça vaut le coup, c’est le personnage le plus cool que j’ai croisé jusqu’ici. Pas pu faire de screenshot mais il a vraiment une bonne gueule et le décor au milieu duquel il évolue (sa salle du trône) est assez funky. Ouais j’ai pas trouvé d’autre adjectif pour définir le palais de Nabuchodonosor. « Hey, Nebuchadnezzar dude, your place is funky as hell. » Tu m’étonnes qu’il me fasse la guerre après 😀

La guerre c’est chouette. Ça on le savait déjà mais dans Civ5 c’est encore plus chouette. Le système d’une unité par case fonctionne bien, j’ai pas trouvé l’IA trop conne pour le moment (elle couvre ses archers et son artillerie, elle bat en retraite quand il le faut, elle contourne…) et c’est quand même trop cool de faire avancer son armée en formation pour aller ravager les villes babyloniennes. Ouais j’avais dit que je la jouais culturel mais j’y peux rien, c’est lui qui m’a provoqué (j’ai quand même construit les Pyramides, la Grande Muraille et le Macchu Picchu).

En fait Civ5 est beaucoup plus tourné vers la guerre que ses prédécesseurs. D’ailleurs c’est le seul aspect du jeu qui ait été pensé de manière plus complexe que dans les épisodes précédents, tout le reste a plutôt tendance a avoir été simplifié : diplomatie, commerce (même système mais moins de ressources), politique (pas de choix entre de nombreuses doctrines pour élaborer un système politique unique mais des parcours doctrinaires tout prêts à choisir puis à compléter), scientifique (arbre technologique réduit, en tout cas par rapport à Beyond the Sword). Certains concepts comme la culture ou le bonheur ont été transposés au niveau national plutôt que ville par ville, simplifiant ainsi leur approche. Il n’y a pas de religion, pas d’espionnage… J’espère que des extensions viendront pour étoffer tout ça parce que j’ai beau aimer la guerre je voudrais quand même pouvoir de temps à autres gérer ma civilisation à coup de taxes, de contrôle étatique, de guerre culturelle ou idéologique etc…

Remarquez, le temps me manque pour me pencher très longtemps sur les rouages de mon empire : j’étais en pleine guerre contre Babylone lorsque Bismarck m’a attaqué (j’avais bien vu qu’il massait des troupes à ma frontière ce fourbe). Puis ce fût Alexandre qui, une fois qu’il eût rasé le Songhai, me déclara la guerre. Bon vous l’aurez compris, Civ5 est orienté guerre.

J’ai joué 5 heures hier (j’aurais bien joué plus longtemps mais j’ai des obligations, telles dormir, par exemple) et je suis bien rentré dans le trip, donc toutes ces simplifications ne font pas de Civ5 un mauvais jeu, mais j’espère qu’au fur et à mesure des suppléments les choses se complexifieront suffisamment pour rendre les autres aspects du jeu aussi riche que celui des combats. Mais en tout cas le potentiel est là pour faire de Civilization5 le meilleur de la série.

Par rapport à cette image c’est con j’avais fait un screen de la même situation vue de la carte stratégique mais la capture a foiré. La carte stratégique est très belle, sobre et claire, même si je ne l’ai pas beaucoup utilisé jusqu’ici (mais j’imagine que plus tard, lorsque il y aura dix fois plus d’unités, ça pourra être utile). Je me demande d’ailleurs si je vais réussir à rester en paix plus de quelques tours et où je foutrais toutes mes unités dans ce cas-là.

Maintenant je vous laisse, je dois péter la gueule à Bismarck.

Ah non attendez, j’ai oublié de parler des cités-états. C’est pas mal, au début je savais pas trop quoi faire avec elles donc je  ne tentais pas vraiment de les contacter, et puis je me suis fortuitement retrouvé allié avec l’une d’entre elles lors de ma guerre avec Babylone car la cité-état en question (Budapest) avait un contentieux avec cette civilisation. J’ai eu droit a des cadeaux en or, en ressources de luxe et en unités. Du coup j’ai réalisé que c’était une bonne idée de faire pote avec les cités-état et j’ai cherché à en approcher d’autres, mais évidemment certaines sont hostiles à d’autres, ou sont déjà soutenues par une autre civ, et on se retrouve vite mêlé à des rivalités qui, si on ne fait pas attention (ou si on pousse un peu les choses) peuvent tourner au conflit généralisé. Bref c’est un nouvel élément plutôt bien implémenté.

Bon… Bismarck, Lieber Feind…

For Amiga and Amstrad CPC 6128.

(Rappel.)

Funny Game #2